4 mois que nous sommes inscrits Stéphane et Marco en équipe et autant de temps que je me dis que nous n’allons pas ramasser les champignons durant ce Week end de l’ascension.

D’ailleurs le temps ne s’y prête pas… le vent du sud souffle fort, le terrain est sec, cette année les conditions sont idéales pour les courses de l’Euskal trail.

Ma préparation est celle d’un début de saison et le niveau de forme également

 

Jour 1

Un départ pas trop rapide du peloton nous permet de courir les premiers kilomètres aux avants postes, la première montée vers le pied de l’Adi permettra de mettre tout le monde à sa place.

MarcoDu 12 au 15ème  kilos, les jeunes (Thomas et Cédric) rattrapent les vieux et nous courront ensemble sur le superbe single track perchés sur les hauteurs de Quinto real (Pays de Quint)

Nous sommes en terrain connu, mon dernier passage sur ce sentier remonte à l’ultra en 2014 la météo était légèrement plus humide et brumeuse cette année là.

Euphorique sur cette partie nous laissons les jeunes définitivement derrière nous et ne le reverrons plus…

La montée de l’Auza sera pour moi un souvenir difficile, laissant s’échapper mon partenaire sourd à mes complaintes (Cris, sifflet, Sporténine !…), sentant les crampes arriver, et à la vue dans la montée de la forme de Stéphane, le moral en pris un coup.

StepahneAu sommet, les esprits retrouvés, je débute ma remontée (en descente) sur Stéphane, mais très vite je fus pris par un affreux doute croisant des trailers à contre-sens, je me crois perdu quelques instants pensant redescendre le parcours 2*40km à l’envers, ce sont finalement des groupes de coureurs de l’ultra qui commencent à arriver à contre.

Les couleurs reviennent au bénéfice des 10km de descente que nous gérons bien, nous n’avons plus doublé d’équipes depuis la montée de l’Auza et ne seront plus doublés jusqu’à l’arrivée.

Encore quelques péripéties sur la fin de parcours un dossard arraché par le vent, la casquette de mon partenaire honteusement volée par une ronce récalcitrante, la seule flaque de boue de tout le parcours aura eu raison de ma Trabucco ventousée et abandonnée quelques instants, laissant à nouveau Stéphane s’échapper.

Enfin l’arrivée nous finissons 9ème, les jeunes arrivent 6mn derrière, les autres vieux mais néanmoins amis du SPUC (Benat et René) finissent à 7 mn.

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Jour 2

Le bain dans la charmante rivière qui traverse le camping Narbaitz à Ascarat (Placement de produits dirait mon fils ! mais ce camping le mérite) permettra une séance de cryothérapie très efficace car je ne sentirais aucune crampe ce jour.

Les conditions sont quasi similaires à celles de la veille, seul le vent violent sur l’Adi nous obligera à mettre la veste. Pour ceux qui ne connaissent pas l’Adi, même les plus anciens ne sauraient prétendre avoir eu des conditions idylliques à son sommet.

Le début de course est légèrement moins fringant pour nous que la veille, j’en ai pour preuve que les jeunes courent à nos côtés J voire devant pour Cédric, Thomas viendra me chatouiller les cuisses dans la seule partie de bitume de la course (où il est à son aise bien sûr), Bou boum  prêt à entamer une conversation de salon sur cette piste forestière qui monte bien n’aura que qu’une réponse de telex de ma part car il m’en coutait à ce moment-là (référence pour ceux qui ont connus le 20ème siècle à l’ancêtre du SMS où chaque caractère était payant…)

j’emprunte des bâtons  pour la 1ère fois de mon existence de trailer (Claire D. ne manque pas de se moquer de moi) mais c’est une épreuve d’équipe et je dois limiter la casse sur Stéphane dans les montées.

Thomas et moi ensemble dans le bourbier de l’Adi partageons sans rien dire ce moment de souffrance, Cédric P. nous met un vent dans cette montée ou nous essayons de ne pas finir dans la clôture barbelée alors que Stéphane et Cédric L. sont passés devant et sont plus faciles.

Au 10ème , 1ère descente technique et première et seule chute de la course, nous laissons les jeunes que nous ne croiseront plus, les positions sont quasi figées (2 équipes espagnoles nous doubleront) jusqu’à l’arrivée.

steph et MarcoCe 2ème jour sera marqué par la vue du dos de Stéphane, les seuls moments où nous sommes ensembles sont :

– les sommets (car il faut que je lui rende les bâtons car je ne vais quand même pas lui porter ses bâtons !)

– les ravitos, Jean Todt serait assez fier de nos arrêts express J en revanche ca reste pas très évident de boire un coca en courant.

– quelques descentes ou j’arrive à revenir sur mon partenaire à la faveur du vent de sud qui souffle encore.

L’arrivée dans Baigorry et Stéphane qui me crie quelque chose comme « on joue le chrono », le pont romain avalé en courant, stéphane aura eu raison et nous garderons notre 9ème place au scratch pour 18’’ !

Les autres vieux (Benat et René) finissent à 6 mn et les jeunes arrivent 10mn derrière, nous retrouverons bientôt Benat et rené dans quelques mois pour de nouvelles joutes amicales en l’ile Bourbon.

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Merci à Steph pour cette petite aventure à réitérer.

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