Récit de la Maxi Race 2018 par Richard

Maxi race 2018, 86kms pour 5200D+ autour du lac d’Annecy en passant par les montagnes.

Nous voilà partis pour un weekend sur Annecy afin de participer à cette mythique course qu’est la maxi race.

5 ou 6 ans que j’en parle (depuis que la belle-famille y habite) et enfin, je vais y prendre part.

 

Nous sommes 5 du TEAM RHUNERS. Pour Marco, Yvan et Thomas, se sera 117km avec un départ à 1h30, pour moi 85km, départ 5h le Samedi 26 mai 2018.

Seul Michel se reposera les pieds dans l’eau un verre à la main ! Coté logistique donc, on ne compte pas sur lui (pour une fois il peut se reposer sur une de nos courses !)

 

Avantage pour moi, la belle-famille m’héberge à 100m du départ !

 

Me voilà à 4h40 direction mon SAS de départ, et je constate que nous ne serons pas 1500 à prendre le départ, mais bien plus. Pas bonne idée de l’organisation que de faire partir 3 autres courses en même temps !

 

Dans une ambiance silencieuse, le départ est donné, direction le sommet du Semnoz pour 17km et 1600D+

Hormis la perte de la GOPRO (de Michel) jusqu’ici tout va bien. Pas encore pris conscience d’être trop rapide. Le col de la Cochette se passera également sans soucis, sans doute l’effet d’être à l’ombre dans la forêt. Dommage pour la vue …

11h30, coup de massue. Doussard (Km43) en vue !

 

Flute, pas bon, j’ai 1h d’avance sur le programme. Aie, ais je été trop vite ?

Je profite de la présence de Nono, Yannick, Gabin et Adèle pour faire une petite pause. Sans doute aurais-je du m’arrêter plus longtemps.

La suite, un enfer !

Direction la montée du chalet de l’Aulps. Interminable. Portion de 7km pour 730D+. Plus de jus, plus de jambe. Pas grave mon Riri, tu vas te mettre sur le côté, et attendre que ça aille mieux.

Un concurrent arrive et décide d’abandonner. Une petite voix à droite me dit d’en faire autant ! La navette est super confortable, il y a la clim, et même avec un peu de chance, le chauffeur aura une bière, mais la voix de gauche me dit de pas craquer et de ne pas écouter celle de droite.

2mn plus tard, une concurrente jette l’éponge. La petite voix de droite me pousse encore à stopper ! pas celle de gauche

Un 3ème concurrent décide d’abandonner et c’est à ce moment que ma voix de gauche de me dit de vite me tirer d’ici. Je prends mon sac et repars pour le Pas de l’Aulps.

 

 

La vache ! elle fait mal cette montée. Repos, reprise, repos, reprise. Enfin le sommet en vue. La descente sera aussi un enfer. Très technique. Ça glisse, ça fait mal aux cuisses.

Enfin Menthon St Bernard, et son ravito solide en vue. Je sais qu’à partir de maintenant, la fin va être dure, mais quoi qu’il arrive, je finirai cette course.

J’apprends que Marco, Yvan et Thomas ne sont pas bien loin derrière. Ça serait top de finir ensemble.

Ravito, un peu de repos et hop, on attaque les 17 derniers Km. Pas les plus faciles. Dans la cote du mont Baron, coup de bambou. Plus rien, je vois les étoiles, je suis vidé. Je fais un hypo.

Heureusement pour moi, mes 3 partenaires arrivent et me forcent à manger et boire. Je reprends légèrement le dessus !

Au CP du col des contrebandiers, décision sera prise, je ne franchirai pas la ligne d’arrivée avec les gars qui me laisseront dans les bras de Morphée pour au moins 40mn. Dommage. Mais je veux être finisher, donc je vais tout faire pour y parvenir.

Réveil 40mn après. C’était finalement une bonne idée. J’aurai dû le faire à Doussard. Pas grave, pas de regret, faut penser à boucler les 10 derniers kms. Principalement de la descente.

Yannick me rejoint sur le dernier km, je vois enfin l’arche qui me tend les bras. Enfin, je reprends gout à franchir une ligne d’arrivée sur un ultra. Non sans mal.

Temps de course 19h04. Je m’en tire bien.

La douche et la bière complèteront ce sentiment de réussite.

 

Lendemain de course

Retrouvaille du TEAM en début d’aprem. Après une baignade de récupération dans le lac, il est temps de partir sur Genève où nous apprendrons que notre avion est annulé.

Merci à nos contrôleurs aériens. Sympa la grève du dimanche soir. Pas d’autre solution que de se taper une traversée de la France en voiture !

Maison 4h30, dodo rapide, 8h30 au boulot ! mais que c’est bon d’être FINISHER !

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